Sommeil et médecine générale
 Sommeil et médecine générale 
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Introduction

Ce site propose une information médicale et des outils originaux
pour mieux comprendre le sommeil,
apprendre à le contrôler,
et se sentir en pleine forme dès le matin.

1/. Architecture du site.

  • Le plan du site est articulé sur deux grandes parties :
    • La sieste et la gestion du sommeil dans l’insomnie font l’objet d’entrées spécifiques en page d’accueil, pour faciliter l’accès aux conseils pratiques.
    • Il existe aussi, quatre portes d’entrée interactives : Faites les tests et suivez les liens ...
      • Un test interactif pour le dépistage des principales pathologies du sommeil : "Parlez-en à votre médecin"
      • Un quizz vrai-faux pour débusquer les quiproquos autour du sommeil ;
      • Un questionnaires de typologie du sommeil : Quel dormeur êtes-vous donc ?
      • Des outils de dépistage des troubles psychologiques ou cognitifs.
  • Toutes les pages du site possèdent un lien vers :
    - un Forum public de discussion,
    - une adresse mail "contacter l’auteur",
    - un Glossaire accessible en haut de chaque page permet de faciliter la compréhension de certains mots (trop techniques ou peu usités),
    - un index général permet d’accéder directement aux articles du site.

2/. Présentation du contenu et de la vocation de ce site.

L’hypothèse du "syndrome d’hyposommeil"...

Notre expérience de la médecine générale (et des urgences), a été à l’origine d’une réflexion sur les relations qui existent entre la fatigue et la plupart des troubles fonctionnels d’une part, et entre la fatigue et l’insomnie d’autre part.
Il nous est apparu qu’il fallait peut être considérer les choses à l’inverse de ce qu’il est coutume de faire.
Ainsi, selon notre hypothèse :
1°) Chez certaines personnes, le surmenage conduit à une tentative légitime mais maladroite de compensation par un excès de sommeil. Mais il est expérimentalement démontré que trop de sommeil fatigue et cette tentative de rester au lit (le dimanche matin) provoque peu à peu une fatigue très particulière du fait qu’elle ne donne jamais lieu à un diagnostic.
2°) la plupart des troubles fonctionnels seraient des symptômes annonciateurs de cette désynchronisation
3°) due à la désynchronisation des horloges du sommeil que provoque ce repos excessif, selon un mécanisme analogue à ce qui se produit lors des voyages en avion (jet-lag).
4°) la confusion entre la fatigue et la somnolence tend à augmenter encore plus la durée du sommeil et l’angoisse de ne pas y arriver), ce qui conduit inexorablement à l’insomnie.
5°) sans un bonne compréhension des mécanismes du sommeil, la prise en charge de l’insomnie (médicale ou paramédicale) est inefficace et conduit inexorablement aux somnifères.
6°) Les somnifères aggravent le tableau et conduisent inexorablement à la dépression et aux médicaments antidépresseurs de nouvelle génération.

Cet éclairage nous conduit à tenter de redéfinir un grand nombre de pathologies que l’on situe aux frontières de la psychologie et de la physiologie, et qui donnent souvent lieu à des diagnostics peu satisfaisants. [1]

quelques exemple

  • Les troubles fonctionnels (la migraine, les troubles digestifs, les vertiges, le lumbago, ...) sont-ils des signes de dépression masquée, de "burn-out", de fibromyalgie, de fatigue chronique ?
    Jusqu’où faut-il pousser les examens complémentaires ?
  • La crise de spasmophilie (ou tétanie), si fréquemment rencontrée en urgence, est-elle une manifestation d’un TAG (trouble anxieux généralisé), d’un TOC (trouble obsessionnel compulsif), d’une "névrose de conversion" (hystérie) ?
  • Tous ces « patients » qui affrontent des heures d’attente aux urgences et qui n’ont rien à l’issue de coûteux bilans sont-ils simplement trop angoissés ou hypocondriaques ?
  • Doit-on seulement évoquer le stress ou la dépression pour expliquer les maladies dites "psycho-somatiques" ?
  • Que faut-il dire à ce jeune homme totalement paralysé par la douleur qui lui bloque le dos, alors que son scanner est normal ?
  • Et cette malade migraineuse, sa ponction lombaire élimine une méningite, mais comment la soulager alors qu’elle a déjà consulté tous les spécialistes de la région ?
  • Et aussi, dans un tout autre registre, comment prévenir les accidents de la circulation liés à la somnolence ( malgré le fait que le "capitaine de soirée" n’ait pas bu une seul goutte d’alcool) ?

Les avancées très récentes de la médecine du sommeil sur les problèmes de fatigue et de somnolence nous permettent de proposer des pistes susceptible de mieux répondre à la plupart de ces questions qui mettent souvent en péril la relation médecin-malade.
Cette approche qualitative du sommeil nous semble indispensable à la compréhension, la prévention et le traitement de ces pathologies.

D’autres concepts autour du sommeil méritent également d’être mieux définis : la sieste, la fatigue, le somnifère ...

  • Il existe une confusion certaine entre la définition de la fatigue et celle de la somnolence :
    - les ronfleurs pathologiques souffrent de somnolence excessive (Cf.), mais se jugent parfois bons dormeurs dès lors qu’il savent s’endormir facilement n’importe où ;
    - les insomniaques, sont très fatigués et aimeraient en faire autant. Ils se couchent tôt pour essayer de dormir sans avoir sommeil, et n’y arrivent pas sans somnifères ...
    Ces ambiguïtés sont mises à profit par les laboratoires qui commercialisent les somnifères et qui prétendent rendre service au consommateur "grâce" à leurs produits pour dormir.
  • Les somnifères et les tranquillisants font partie des 10 médicaments les plus consommés en France. Pourtant, les médecins du sommeil savent qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de "remède" réellement capable d’induire un sommeil normal et efficace, et ne présentant ni effets résiduels le lendemain, ni tolérance obligeant à augmenter les doses.
  • Quelle est donc, la définition précise du mot sieste ?
    Il faut bien comprendre la différence qui existe entre une heure de sommeil survenant au début ou en fin de nuit, le matin ou à "l’heure de la sieste".

    Ce terme trop général ne fait pas la distinction entre un sommeil de quelques minutes (comme Napoléon) et le fait de passer la journée au lit (comme Colette qui "dormait comme son chat").

    Cf. "La sieste, définition et précautions d’emploi" .
    Voir aussi l’article : "Fatigue et somnolence ?.

Quelques néologismes :


La définition du sommeil inefficace, non réparateur, est très différente de celle d’insomnie et pose donc un problème de vocabulaire qui témoigne de la jeunesse de la somnologie.
Nous proposons d’utiliser le néologisme "d’hyposommeil" pour bien souligner cette notion plus qualitative que quantitative.

Cette carence de vocabulaire nous conduit aussi à proposer, dans ce site, quelques nouvelles définitions autour du concept d’insuffisance fonctionnelle du sommeil :

Notes

[1] Le "MPSE" Syndrome est très bien décrit avec humour par le docteur H. Raybaud sur Esculape.com :"Vous souffrez du "Moi Pas Savoir Exactement syndrome." (un patient sur quatre, selon lui, chez qui on ne pose aucun diagnostic précis).



Auteur | Contact | Copyleft | Traductions | derniere modif 19 juillet 2010.