Ce site propose une information médicale et des outils originaux
pour mieux comprendre le sommeil,
apprendre à le contrôler,
et se sentir en pleine forme dès le matin.
Notre expérience de la médecine générale (et des urgences), a été à l’origine d’une réflexion sur les relations qui existent entre la fatigue et la plupart des troubles fonctionnels d’une part, et entre la fatigue et l’insomnie d’autre part.
Il nous est apparu qu’il fallait peut être considérer les choses à l’inverse de ce qu’il est coutume de faire.
Ainsi, selon notre hypothèse :
1°) Chez certaines personnes, le surmenage conduit à une tentative légitime mais maladroite de compensation par un excès de sommeil. Mais il est expérimentalement démontré que trop de sommeil fatigue et cette tentative de rester au lit (le dimanche matin) provoque peu à peu une fatigue très particulière du fait qu’elle ne donne jamais lieu à un diagnostic.
2°) la plupart des troubles fonctionnels seraient des symptômes annonciateurs de cette désynchronisation
3°) due à la désynchronisation des horloges du sommeil que provoque ce repos excessif, selon un mécanisme analogue à ce qui se produit lors des voyages en avion (jet-lag).
4°) la confusion entre la fatigue et la somnolence tend à augmenter encore plus la durée du sommeil et l’angoisse de ne pas y arriver), ce qui conduit inexorablement à l’insomnie.
5°) sans un bonne compréhension des mécanismes du sommeil, la prise en charge de l’insomnie (médicale ou paramédicale) est inefficace et conduit inexorablement aux somnifères.
6°) Les somnifères aggravent le tableau et conduisent inexorablement à la dépression et aux médicaments antidépresseurs de nouvelle génération.
Cet éclairage nous conduit à tenter de redéfinir un grand nombre de pathologies que l’on situe aux frontières de la psychologie et de la physiologie, et qui donnent souvent lieu à des diagnostics peu satisfaisants. [1]
Ce terme trop général ne fait pas la distinction entre un sommeil de quelques minutes (comme Napoléon) et le fait de passer la journée au lit (comme Colette qui "dormait comme son chat").
Cf. "La sieste, définition et précautions d’emploi" .
Voir aussi l’article : "Fatigue et somnolence ?.
La définition du sommeil inefficace, non réparateur, est très différente de celle d’insomnie et pose donc un problème de vocabulaire qui témoigne de la jeunesse de la somnologie.
Nous proposons d’utiliser le néologisme "d’hyposommeil" pour bien souligner cette notion plus qualitative que quantitative.
Cette carence de vocabulaire nous conduit aussi à proposer, dans ce site, quelques nouvelles définitions autour du concept d’insuffisance fonctionnelle du sommeil :
Pour la suite, suivre les liens sur l’article "Quelques néologismes ..."
(ou cliquer sur le logo du titre pour retourner en page d’accueil).
| | Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez ici. |
- "Apprendre dormir en sept points" ;
- "Consignes générales pour un bon sommeil" ;
- "Le cercle vicieux des somnifères" ;
- "Alcool drogues, et somnifères" ;
- "Savoir dormir, le règlement du sommeil" ;
- "Risques des nouveaux somnifères" ;
"Sommeil et médecine générale"
.
N.B. Le lecteur intéressé par les références scientifiques pourra se reporter vers les liens externes sur le sommeil proposés à partir de la page d’entrée du site, ainsi que vers ceux qui figurent à la section "Doc" , en bas de chaque article
[1] Le "MPSE" Syndrome est très bien décrit avec humour par le docteur H. Raybaud sur Esculape.com :"Vous souffrez du "Moi Pas Savoir Exactement syndrome." (un patient sur quatre, selon lui, chez qui on ne pose aucun diagnostic précis).